Centre Pompidou

De tous les édifices modernistes parisiens, le célèbre Centre Pompidou (1976) est sans doute le plus intéressant et le plus réussi. En effet, cette usine Potemkine au coeur du vieux Paris est une sorte de métaphore de la société industrielle moderne, en somme le palais du facteur Cheval de la technique triomphante. La parfaite inutilité des moyens sophistiqués mis en oeuvre, la résolution spectaculaire de problèmes qui ne se posaient pas, pour réaliser, au fond, un immeuble rectangulaire de six étages, en font un acte gratuit, donc artistique, donc dada. C’est peut être le seul exemple concret d’architecture de science-fiction.
Remarque: ce très vieil édifice chargé d’histoire a du être « restauré » en 1998

Le centre Pompidou occupe un gabarit à peu près identique à celui de l’Hôtel de ville (de Paris) Je me suis inspiré d’une scène de théâtre antique, ici celui de Palmyre. En ne gardant que deux rangs de colonnes au lieu de trois (en tant que scène de théâtre elle serait un peu basse), pour compenser le changement d’échelle. 

Le grand Viollet-le-Duc lui-même a fait une « erreur » semblable dans une de ses aquarelles représentant le théatre de Taormine. Les fûts de colonnes en marbre rose sont inspirés de la fontaine Saint-Michel, et les deux pavillons latéraux rappellent ceux du Louvre (Visconti et Lefuel).

Le portique central du magnifique théâtre de Palmyre a été dynamité par les microcéphales de l’Etat Islamique. C’est probablement réparable en ramassant les pierres, à condition que d’autres crétins n’invoquent la charte de Venise.

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