Institut du Monde Arabe

Les pays contributeurs à ce projet, dont certains sont fort riches, s’étonnèrent en prenant connaissance des premières maquettes de Jean Nouvel, de ne pas découvrir un pastiche d’architecture arabe, évoquant la grande Mosquée de Cordoue ou quelqu’hôtel madrilène néo-mauresque andalou

Un architecte qui eût rendu un semblable projet « mauresque », même techniquement viable, eût été éliminé d’office, il est même probable que l’on eût cru à une blague. L’édifice de Jean Nouvel, qui parmi les « modernes » n’est pas dénué de talent, n’évoque le monde arabe, rigoureusement, en rien. L’eût-il du ? Pour les gens d’Architecture Studio, évidemment non, et cela ne mérite même pas le débat. Un institut du monde arabe qui « fait » arabe est une idée à proscrire, seul un plouc, un débile mental peut l’envisager.

Mais nous, qui sommes des imbéciles, des passéistes, des ploucs et n’avons donc rien à perdre, pourquoi ne pas essayer, ne serait-ce que pour tester l’effet produit ? Ma façade alternative ressemblerait un peu à ces charmant pastiches orientalistes, sans emploi des lourdes (et dispendieuses) techniques mise en oeuvre dans l’édifice de Jean Nouvel et de son bureau d’étude. Y a t-il besoin de tant de dépenses d’ingénierie, pour édifier un « bâtiment R+5 à usage de bureau et d’activités culturelles »?

Il existe un exemple, remarquablement habile, d’immeuble de rapport néo-mauresque à Paris, 18 rue des Mathurins, dû à Albert Duclos et William Klein (1876). Anciennement « Hammam turc », il n’en reste que la façade, conservée après démolition puis récemment restaurée. C’est un témoignage de la maîtrise des architectes de l’époque, qui savaient tout faire, et parfaitement.

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