Bibliothèque nationale de France

Dominique Perrault, architecte français dont le projet fut personnellement choisi par le président Mitterrand, désirait, selon ses propres dires: « créer un lieu vide » entre les quatre tours, censées représenter des « livres ouverts ». Pour Dominique Perrault, le vide, en ville, est un « luxe absolu ». Ainsi son idée-force est: « entre ces quatre bâtiments il n’y a rien, et cela est beau et vrai »

Ne riez pas ! Dominique Perrault ne rigole pas, il ne rigole jamais.
Perrault a le mérite de s’être révélé assez bon pour harmoniser l’ancien et le nouveau, comme à la Poste du Louvre. Ce n’est pas le cas ici, puisque le site était nouveau. L’édifice, qui a couté incroyablement cher (un milliard et demi), ne s’est pas dégradé depuis, il faut le signaler.

Ne riez pas non plus. Moi aussi, je ne rigole jamais.
Mon projet s’inspire à la fois du Petit Palais (arc plein-cintre du pavillon central et colonnes groupées de type « support de Reims ») et de la colonnade du Louvre. Contrairement aux apparences, les surfaces utiles sont à peu près identiques, puisque « l’espace vide » est utilisé (je sais que cela peut sembler répugnant) à stocker des livres et à abriter des locaux administratifs. . Ceux qui mesurent la nouveauté à la vitesse à laquelle on retourne aux idées des années 20 ne comprendront donc pas ce conservatisme rance.

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